Visegrád Post:
Élections en Roumanie : une dépense inutile ?
[...] Le PSD étant, depuis dimanche, absent de toutes les institutions exécutives du pays, il sera difficile de lui faire porter le chapeau ; tout au plus pourra-t-on rejouer le refrain du « lourd héritage » communiste, recalibré en l’occurrence sur les trois ans du système Dragnea (pourtant en proie, tout du long, aux sabotages assez peu discrets de Iohannis et de l’État profond). À partir de ce point, plusieurs options s’offriront aux copywriters du Romania Show :
- tenter d’offrir au sparring-partner PSD un ultime tour de piste lors des législatives prévues pour décembre 2020 au plus tard – c’est-à-dire le laisser avaliser les pillages prévus d’ici là, et endosser rétrospectivement une fois de plus la responsabilité globale du naufrage social roumain ;
- confier « l’alternance » à l’USR (ou plus généralement à la galaxie euro-mondialiste des Cioloş, Ponta et autres Barna) ; cette solution serait la plus séduisante pour la post-Roumanie urbaine, qui pourrait enfin suivre sans haut-le-cœur un débat politique n’opposant plus, comme à l’Ouest, que diverses variantes de la même idéologie libérale, post-nationale et LGBT ; mais, dans un contexte de divorce euro-atlantique en voie d’approfondissement, elle représente néanmoins aussi un risque pour un État profond roumain pour l’instant principalement parrainé par la CIA, dans la mesure où les réseaux internationaux de l’USR pointent plutôt vers Bruxelles et Paris.


